Pourquoi il devient difficile de lever la jambe pour mettre ses chaussettes

L’impossibilité de lever la jambe pour enfiler une chaussette ne relève pas toujours de l’âge ou de la fatigue passagère. Ce symptôme peut signaler un trouble articulaire, musculaire ou neurologique, parfois ignoré lors des consultations de routine.Certains gestes quotidiens deviennent impraticables sans que la cause soit évidente. La recherche d’une explication précise nécessite d’explorer plusieurs pistes médicales et d’envisager des solutions adaptées à chaque situation.

Lever la jambe pour enfiler des chaussettes : ce que ce geste révèle sur la mobilité et la circulation

Soulever la jambe pour mettre une chaussette paraît anodin, mais ce mouvement révèle bien plus qu’on ne l’imagine. Il mobilise la souplesse des hanches, la force du quadriceps, l’équilibre du tronc. Dès qu’un maillon de cette chaîne flanche, le geste se complique, voire devient douloureux. Les années qui passent accentuent la difficulté, mais l’âge n’explique pas tout. L’arthrose, l’arthrite ou une faiblesse musculaire peuvent s’inviter plus tôt qu’on ne croit.

Les douleurs articulaires au niveau du genou ou de la hanche se manifestent souvent en premier. Pour beaucoup, cela traduit le début d’une arthrose ou d’une arthrite sous-jacente. Les femmes, plus exposées à certains problèmes articulaires ou à une déminéralisation osseuse, rapportent fréquemment cette gêne. Après 60 ans, la force musculaire décline, la mobilité suit le même chemin, et des gestes simples deviennent laborieux.

La circulation sanguine joue aussi un rôle clé. Quand le retour veineux ralentit, la fatigue s’installe dans les jambes, parfois accompagnée d’une sensation de lourdeur ou de fourmillements. Un trouble veineux, même discret, suffit à compliquer l’enfilage des chaussettes. La microcirculation, trop souvent ignorée, nourrit muscles et tendons : si elle faiblit, tout le reste s’en ressent.

Les suites d’une chirurgie de la hanche ou du genou modifient également les repères corporels. Après une intervention, les gestes les plus simples exigent une rééducation, et la perte de mobilité, loin d’être anodine, mérite une exploration sérieuse pour différencier raideur mécanique, faiblesse musculaire ou trouble circulatoire.

Bas de contention : fonctionnement, indications et bénéfices concrets

Les bas de contention, aussi appelés chaussettes de compression, ne se limitent pas à serrer la jambe au hasard. Leur atout principal réside dans la compression dégressive : la pression maximale s’exerce à la cheville, puis diminue progressivement vers le mollet et la cuisse. Ce mécanisme favorise le retour sanguin, réduit la sensation de jambes lourdes et freine l’évolution de l’insuffisance veineuse.

Ces dispositifs s’adressent principalement à celles et ceux qui vivent avec une insuffisance veineuse chronique, mais aussi à ceux ayant déjà fait une phlébite ou une embolie pulmonaire. Les femmes enceintes, confrontées à une pression accrue sur les veines, en tirent également bénéfice. Le médecin détermine la classe de compression (exprimée en mmHg) selon la gravité du trouble. Chaque prescription s’adapte au profil du patient.

Pour donner une idée concrète, voici quelques bénéfices apportés par les bas de contention au quotidien :

  • ils limitent l’apparition de gonflements et diminuent la fatigue ressentie dans les jambes,
  • ils contribuent à prévenir la récidive des accidents thromboemboliques,
  • ils améliorent le confort lors de stations debout prolongées.

Sur le plan administratif, la sécurité sociale prévoit une prise en charge sous condition d’ordonnance, avec un nombre de paires remboursées variable selon les situations (CMU, affection longue durée…). Le choix se décline selon les besoins : chaussettes, bas, collants existent pour s’adapter à la hauteur de la compression recherchée et au mode de vie. La taille a toute son importance : un modèle trop serré ou trop lâche réduit l’efficacité et favorise l’inconfort, ce qui décourage l’observance.

Main aidant à enfiler une chaussette à un pied

Conseils pratiques pour enfiler ses bas de contention et repérer le moment de consulter

Enfiler ses bas de contention peut vite tourner à l’épreuve dès que la souplesse ou la force ne suivent plus. Pour rendre le geste plus accessible et éviter d’abîmer la peau, un dispositif d’aide à l’enfilage s’avère d’une aide précieuse. L’enfile-bas Rolly ou l’enfile-chaussettes Sindibe simplifient l’opération et évitent de solliciter à l’excès des muscles ou des articulations fragiles. Ces accessoires sont particulièrement recommandés pour les personnes souffrant de douleurs articulaires, d’arthrose ou d’une force musculaire réduite, et limitent la flexion et la rotation pénibles.

Un réflexe utile : appliquer un peu de savon de Marseille ou un savon doux après la douche. La peau devient plus souple et mieux tolérante lors de l’enfilage. Pour retirer les bas sans forcer, le retire-bas Samba offre une solution ergonomique, adaptée à ceux qui peinent à se pencher ou qui font face à une raideur persistante.

Si la douleur s’intensifie, que la raideur progresse ou que la peau montre des signes d’irritation, il devient pertinent de solliciter un professionnel de santé. Pharmaciens et ergothérapeutes peuvent conseiller des modèles adaptés ou montrer la bonne technique. Lorsque les solutions classiques ne suffisent plus, un dispositif médical sur-mesure peut être envisagé pour limiter les risques de blessure. À chaque aggravation de la mobilité, la méthode d’enfilage doit évoluer, toujours dans l’objectif de préserver autonomie et sécurité.

Retrouver la capacité d’enfiler ses chaussettes sans contrainte, c’est parfois renouer avec une part d’indépendance qu’on croyait perdue. Un détail, mais qui change radicalement le visage du quotidien.

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